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Intervention à un colloque - Introduction au droit de l’Intelligence Artificielle

Intervention "Introduction au droit de l’Intelligence Artificielle" le 24 février 2025 au colloque "IA, facteur de changement en droit du travail et en droit de la propriété intellectuelle : quels enjeux ?" (Université Toulouse Capitole)

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Nouveau billet - Démystifier l’IA et en dessiner une éthique pour sortir de la confusion ambiante

Alors que le Sommet pour l’action sur l’IA se poursuit à Paris les 10 et 11 février, les contours de l’IA restent flous. Dans ces conditions, comment développer une éthique applicable en pratique ? Depuis la mise sur le marché de ChatGPT en novembre 2022, le discours politique, économique et médiatique est saturé de références à l’intelligence artificielle, dont il est devenu banal d’affirmer qu’elle doit être « responsable » et « éthique ». Volontiers décrite comme une révolution technologique inédite et une source infinie d’opportunités pour l’humanité par les uns, l’IA est en même temps décriée par les autres, tant ses impacts sociaux, énergétiques et économiques questionnent. Je propose, dans ce flou discursif, de dégager trois piliers d’une éthique de l’IA simplifiée : l’intégrité, la dignité et la durabilité. Plutôt que de multiplier les lignes directrices complexes combinant parfois une dizaine de principes éthiques, pour certains peu opérationnels, un modèle à trois entrées paraît, en effet, aisément mobilisable. [...]

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Nouvelle note - Éléments pour une éthique de l'IA simplifiée

Depuis l’émergence de ChatGPT et des IA génératives en général, l’intelligence artificielle (IA) est au cœur des débats, oscillant entre promesses révolutionnaires et inquiétudes quant à ses impacts. Le flou du débat public est aggravé par un manque de données fiables sur les effets réels de l’IA, notamment en matière de productivité et d’environnement. L’urgence est de détechniciser et de politiser le sujet, en intégrant des réflexions sociales et environnementales au-delà des seules considérations économiques et juridiques. L’impact écologique des systèmes d’IA est d’ailleurs de plus en plus mesuré. Pour structurer un cadre éthique efficace, il est proposé de fonder l’éthique de l’IA sur trois piliers : intégrité, dignité et durabilité, permettant de questionner chaque développement technologique. Une approche concrète et simplifiée, résumée dans la règle « APR » (Améliorer l’intégrité, faire Prévaloir la dignité humaine, Rendre durables les systèmes), doit guider les réflexions et réglementations futures. Il est également urgent de financer des recherches indépendantes, de promouvoir une culture du questionnement éthique et de faire émerger un consensus global sur l’IA, notamment lors du Sommet de Paris de février 2025.